—Quel sabbat fais-tu donc la nuit? lui demanda-t-il, que tous les voisins se plaignent de ne pouvoir fermer l'œil un instant.
—Sauf votre respect, M. le marquis, répondit Silésie, je tue mes puces.
—Et comment mènes-tu si grand bruit en tuant tes puces?
—Parce que je les tue à coups de marteau.
—A coups de marteau! Explique-moi cela, Silésie.
—Monsieur le marquis a dû remarquer qu'aucun animal n'a la vie plus dure qu'une puce.
—C'est vrai.
—Eh bien, je prends les miennes, et de peur qu'elles ne s'échappent dans ma chambre, je les porte sur l'escalier et à grands coups de marteau, je les écrase.
Et, quelque chose que pût lui dire le marquis, Silésie continua de tuer ses puces de la même façon jusqu'à ce que, pendant une nuit, où il était probablement mal réveillé, il manqua la première marche et roula du haut en bas de l'escalier.
Quand on le ramassa, il avait le cou rompu.