Le cardinal lisait toujours, seulement, de dix secondes en dix secondes, il s'essuyait le front.

Il était évidemment en proie à une vive angoisse.

Mme de Combalet s'approcha de lui, elle entendit siffler sa respiration haletante.

Puis il laissa retomber sur son bureau la main qui tenait la lettre et qui semblait n'avoir plus la force de la porter.

Sa tête se tourna lentement du côté de sa nièce et lui laissa voir son visage pâle et agité par des mouvements fébriles, tandis qu'il lui tendait une main frissonnante.

Mme de Combalet se précipita sur cette main et la baisa.

Mais le cardinal passa son bras autour de sa taille, l'approcha de lui, la serra contre son cœur et, de l'autre main, lui donnant la lettre en essayant de sourire:

—Lisez, lui dit-il.

Mme de Combalet lut tout bas.

—Lisez tout haut, lui dit le cardinal, j'ai besoin d'étudier froidement cette lettre, le son de votre voix me rafraîchira.