—Lequel, madame? demanda le roi, tout avis venant de vous sera le bien venu.
—Ce serait de former, séance tenante, un conseil pour diriger les affaires intérieures en votre absence.
—Vous ne voyez donc plus maintenant, à ce que je m'éloigne, madame, les mêmes inconvénients, pour mon salut et ma santé, lorsque je dois faire la guerre avec mon frère, que lorsque je devais la faire avec M. le cardinal?
—Vous m'avez paru sur ce point si résolu, mon fils, quand vous avez résisté à mes prières et à celles de la reine votre épouse, que je n'ai pas osé revenir sur ce point.
—Et qui proposerez-vous, madame, pour former ce conseil?
—Mais, répondit la reine-mère, je ne vois guère que M. le cardinal de Bérulle que vous puissiez mettre à la place de M. de Richelieu.
—Et après?
—Vous avez M. de La Vieuville aux finances et M. de Marillac aux sceaux; on peut les y laisser.
—Le roi fit un signe de tête.
—Et à la guerre? demanda-t-il.