—Parce que j'étais à M. le cardinal-ministre parce qu'il était ministre; mais du moment où M. le cardinal n'est plus ministre, je ne suis plus à personne.
—Je vous demande pardon, monsieur, vous êtes à moi.
—Je sais que, si Votre Majesté l'exige, je serai forcé de rester à son service; mais je la préviens que je ferai un mauvais serviteur.
—Et pourquoi feriez-vous un mauvais serviteur à mon service, et en faisiez-vous un bon à celui de M. le cardinal?
—Parce que le cœur y était, Sire.
—Et qu'il n'y est pas avec moi.
—Avec Votre Majesté, Sire, je dois avouer qu'il n'y a que le devoir.
—Et qui vous attachait donc si fort à M. le cardinal?
—Le bien qu'il m'avait fait.
—Et si je veux vous faire du bien autant et plus que lui?