CHAPITRE XIII.

LES AMBASSADEURS.

Le lendemain, à dix heures précises, le roi, comme il l'avait dit, était dans le cabinet du cardinal.

L'étude qu'il était en train de faire, tout en l'humiliant, l'intéressait profondément.

Rentré au Louvre la veille, il n'avait vu personne, s'était enfermé avec son page Baradas, et, pour le récompenser du service qu'il lui avait rendu en le débarrassant du cardinal, il lui avait donné un bon de trois mille pistoles.

Il était trop juste qu'ayant fait plus que les autres, Baradas fût récompensé le premier. D'ailleurs, avant de donner à Monsieur ses cent cinquante mille livres, à la reine ses trente mille livres, à la reine mère ses soixante mille livres, il n'était pas fâché de voir la réponse de Monsieur au duc de Lorraine, réponse promise par Rossignol pour le matin, suivant, dix heures.

Or, comme nous l'avons dit, à dix heures précises, le roi était entré dans le cabinet du cardinal, et avant même d'avoir jeté son manteau sur un fauteuil et posé son chapeau sur une table, il avait frappé les trois coups sur le timbre.

Rossignol parut avec sa ponctualité ordinaire.

—Eh bien? lui demanda impatiemment le roi.