—Et pourquoi n'est-ce pas vous, chère cousine, qui vous chargerez de me faire prendre patience, en attendant? Je vous jure que cela me serait infiniment agréable.

—Parce que ma semaine de service est finie, et que j'emploie mon temps au dehors, comme vous voyez.

—Et vous m'avez même l'air de l'employer agréablement.

—Que voulez-vous, cousin, on ne vit qu'une fois.

En ce moment, on entendit tinter l'horloge des Blancs-Manteaux.

—Neuf heures, s'écria Mariana! Embrassez-moi vite, cousin, et poussez-moi dehors. J'ai à peine le temps de rentrer au Louvre et de dire que j'ai pour parent un charmant cavalier qui donnerait.... Que donneriez-vous bien pour la reine?

—Ma vie! Est-ce assez?

—C'est trop; ne donnez jamais que ce que vous pourriez reprendre, et non ce qui, une fois donné, ne se retrouve pas. Au revoir cousin!

—A propos, dit le jeune homme l'arrêtant, n'y a-t-il pas quelque signe de reconnaissance, quelque mot d'ordre à échanger avec le page?

—C'est vrai, j'oubliai. Vous lui direz: Cazal, et il vous répondra: Mantoue.