Il demanda à remercier le comte.

Le comte était parti depuis une heure pour Naples.

Il demanda à remercier Raymond.

Raymond était parti avec son frère.

Il revint alors vers la chaumière, accrocha son arquebuse à la cheminée. Puis Costanza et sa mère entendirent comme le bruit d'un corps pesant qui tombait; elles sortirent toutes deux et trouvèrent le vieillard étendu sans connaissance au milieu de la chambre.

Elles le posèrent sur le lit; ma soeur resta près de lui, tandis que ma mère courait chercher un médecin.

Le médecin secoua la tête; cependant il saigna mon père. Vers le soir, le vieillard rouvrit les yeux.

Comme il rouvrait les yeux, je mettais le pied sur le seuil de la porte.

Il ne vit ni ma mère ni ma soeur, il ne vit que moi.

—Mon fils, mon fils! s'écria-t-il, oh! c'est la vengeance divine qui te ramène.