—Pourquoi pas?
Et Danton lui donna la main.
—Vive Danton! cria le sergent.
—Vive Danton! répéta toute la patrouille.
Et elle s'éloigna, conduite par son chef, qui, à dix pas, se retourna, et, agitant son bonnet rouge, cria encore une fois: Vive Danton! cri qui fut répété par ses hommes.
J'allais remercier Danton lorsque son nom, plusieurs fois répété dans l'intérieur du club, parvint jusqu'à nous. Danton! Danton! criaient plusieurs voix, à la tribune!—Pardon, mon cher, me dit-il, tu entends, une poignée de main, et laisse-moi rentrer. J'ai donné la droite au sergent, je te donne la gauche. Qui sait? le digne patriote avait peut-être la gale.
Et se retournant:—Me voilà! dit-il de cette voix puissante qui soulevait et calmait les orages de la rue, me voilà, attendez-moi.
Et il se rejeta dans l'intérieur du club.
Je restai seul à la porte avec mon inconnue.
—Maintenant, madame, lui dis-je, où faut-il que je vous conduise? je suis à vos ordres.