Oribe est en veine; un traître lui livre le gouvernement de Tucuman et ses officiers. Aussi s’empresse-t-il d’annoncer cette nouvelle à Rosas.
Voici la lettre:
«Quartier général de Métau, 3 octobre 1841.
»Les sauvages unitaires que m’a livrés le commandant Sandoval et qui sont: Marion, le prétendu gouverneur général de Tucuman; Avellanieda, le prétendu colonel J.-M. Vilela; le capitaine José Espejo et le lieutenant en premier Léonard Sosa, ont été sur-le-champ exécutés dans la forme ordinaire, à l’exception d’Avellanieda, à qui j’ai ordonné que l’on coupât la tête, et que cette tête, une fois coupée, on l’exposât aux regards du public, sur la place de Tucuman.
»Manoel Oribe.»
Laissons celui-là, et passons à un autre bourreau de Rosas.
«Casamarca, le 29 du mois de Rosas 1841.
»A Son Excellence monsieur le gouverneur D. Cl. A. Arredondo.
»Après plus de deux heures de feu, et après avoir passé au fil de l’épée toute l’infanterie, à son tour toute la cavalerie a été mise en déroute, et le chef seul s’est échappé par le cerro d’Ambaste, avec trente hommes; on le poursuit, et sa tête sera bientôt sur la place publique, comme y sont déjà les têtes des prétendus ministres Gonzalès Dulce et celle d’Espeche.
»Vive la fédération!