CLXXXIV Italiens dans le champ San-Antonio.
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Si pauvre que fût Garibaldi, il trouva cependant, un jour, un légionnaire plus pauvre que lui.
Ce légionnaire n’avait pas de chemise.
Garibaldi l’emmena dans un coin, ôta sa chemise et la lui donna.
En rentrant chez lui, il en demanda une autre à Anita.
Mais Anita, secouant la tête:
—Tu sais bien, dit-elle, que tu n’en avais qu’une; tu l’as donnée, tant pis pour toi!
Et ce fut Garibaldi qui resta à son tour sans chemise, jusqu’à ce qu’Anzani lui en eût donné une.
Mais c’est qu’aussi Garibaldi était incorrigible.