—Cette femme, c’est elle qui est cause de tous mes malheurs; c’est elle qui m’a fait commettre mon premier crime; c’est elle qui me conduit ici.
—Bien.
—Je ne mourrais pas tranquille si je croyais qu’elle dût me survivre heureuse et honorée, continua Bruno.
—Meurs tranquille, répondit l’enfant.
—Merci, Ali.
—Laisse-moi t’embrasser, père.
—Adieu.
—Adieu.
Le jeune moine embrassa le condamné, comme le prêtre a l’habitude de faire lorsqu’il donne l’absolution au coupable, puis il descendit de la charrette et se perdit dans la foule.
—Marchons, dit Bruno, et le cortége obéit de nouveau, comme si celui qui parlait avait le droit de commander.