—Lequel? parlez.

—Jurez-moi, sur ce que vous avez de plus sacré, que vous ne révélerez à qui que ce soit au monde ce que je vais vous dire, à moins que je ne sois morte, que ma mère ne soit morte, que le comte ne soit mort.

—Je le jure sur l’honneur, répondis-je.

—Et maintenant, écoutez, dit-elle.

VII.

—Je n’ai pas besoin de vous dire quelle était ma famille, vous la connaissez; ma mère, puis des parens éloignés, voilà tout. J’avais quelque fortune.

—Hélas! oui, interrompis-je, et plût au ciel que vous eussiez été pauvre!

—Mon père, continua Pauline sans paraître remarquer le sentiment qui m’avait arraché mon exclamation, laissa en mourant quarante mille livres de rentes à peu près. Comme je suis fille unique, c’était une fortune. Je me présentai donc dans le monde avec la réputation d’une riche héritière.

—Vous oubliez, dis-je, celle d’une grande beauté, jointe à une éducation parfaite.

—Vous voyez bien que je ne puis pas continuer, me répondit Pauline en souriant, puisque vous m’interrompez toujours.