Moins d'une demi-heure après, la même porte s'ouvrit encore, un homme seul entra et se dirigea en se cachant dans les massifs vers le côté droit de la maison; il rampait le long des murs. Arrivé près de la petite porte qui conduisait aux appartements d'Iza, il tira de sa poche une clef, ouvrit et disparut à son tour dans la maison.
Au haut de l'escalier, une porte s'ouvrit: l'homme s'arrêta aussitôt, se coucha presque sur les marches et, glissant sa main sous son gilet comme pour y chercher un couteau, une voix de femme dit doucement:
—Est-ce toi, Georgeo?
—Oui, fit l'homme en se redressant, et grimpant, malgré la nuit, avec l'habileté d'un singe… Il fut en moins d'une minute près d'Iza, qui le reçut en se jetant dans ses bras. Ils s'embrassèrent longuement.
—Entre, fit Iza, en l'attirant dans sa chambre dont elle referma soigneusement la porte… Georgeo, tu le vois, le maître ne ment jamais… Tu es ici près de moi.
—Oui, mais lui…
—Le maître ne vient jamais!… Il est parti en voyage, il ne doit revenir que demain… Viens là près de moi, dit-elle… Et elle le fit asseoir devant elle et l'admira amoureusement.
Georgeo regardait autour de lui… et exclamait!…
—Que c'est beau… Iza!… que c'est beau!
—Oui, mon Geo, parce que tu es là, dit-elle.