—Ce peignoir est-il là?…
—Mais non, monsieur le commissaire; justement, madame a son peignoir, ses pantoufles et le châle…
—Il faut la retrouver. Qu'on fouille la maison, dit-il, en voyant entrer les agents qu'il avait envoyé chercher.
On vint dire que la victime reprenait connaissance. Le commissaire courut vite vers la chambre de Fernand Séglin. Il était étendu sur son lit, le front entouré d'un linge blanc. Il ouvrit les yeux, se souleva sur son coude et son regard farouche erra autour de lui. Il cherchait. La vue des gens qui l'entouraient ne l'étonna pas, il se souvenait de ce qui s'était passé. On avait été réveillé par les coups de feu et ses gens étaient venus à son secours. En reconnaissant le commissaire à son écharpe, il lui demanda:
—Monsieur le commissaire…, vous les avez arrêtés… lui et elle?…
—Qui est-ce? dit le commissaire sans répondre.
—Lui, c'est le comte Otto…
—Le comte Otto, et vous l'avez surpris dans la chambre de Mme Séglin?
—Oui, dit-il avec rage… Je l'ai surpris dans ses bras… Vous les tenez… C'est lui qui m'a assassiné, c'était un guet-apens, il m'attendait… Vous le tenez, l'assassin?
Tout entier à la souffrance aiguë de sa jalousie, il voulait surtout qu'on s'occupât de celui qui lui avait pris celle qu'il aimait… Il n'accusait pas sa femme… C'était l'homme qu'il accusait.