Le jour le retrouva, pleurant et gémissant.
—Mais que vais-je faire alors,… malheureux que je suis?
Lorsqu'il fut levé, il fit appeler son matelot. Simon, lui répondit-on, était parti au petit jour. Pierre fut ennuyé, mais non étonné. Simon, depuis qu'on était à Charonne, était considéré comme un compagnon: c'était le confident de son lieutenant; il vivait libre, et il en prenait à son aise. Lorsque la maison était triste, il disait:
—Espère! espère!… je vas me mener à l'air…
Et il passait sa journée dehors; aussi était-on habitué dans la maison à ces absences.
Davenne remonta chez lui en donnant l'ordre qu'au retour de Simon on le lui envoyât immédiatement…
Mais Simon n'était pas près de rentrer; il avait pris des munitions de bouche, avait garni sa bourse et était parti en disant:
—Je vas faire un coup de ma tête… Ça ne peut nuire à personne!
Espère! espère!
Et le chapeau vissé sur l'arrière de la tête, fredonnant une chanson de bord, faisant la chaloupe en marchant, il descendit l'avenue de Charonne, la rue, et se dirigea vers la rue Payenne.
Et vingt minutes après il entrait chez le marchand de vin du coin de la rue, une vieille connaissance à lui.