TROISIÈME PARTIE.
Influence de la démocratie sur les mœurs proprement dites.
- Chapitre I.—Comment les mœurs s'adoucissent à mesure que les conditions s'égalisent. [1]
- Chapitre II.—Comment la démocratie rend les rapports habituels des Américains plus simples et plus aisés. [11]
- Chapitre III.—Pourquoi les Américains ont si peu de susceptibilité dans leur pays, et se montrent si susceptibles dans le nôtre. [17]
- Chapitre IV.—Conséquence des trois chapitres précédents. [25]
- Chapitre V.—Comment la démocratie modifie les rapports du serviteur et du maître. [29]
- Chapitre VI.—Comment les institutions et les mœurs démocratiques tendent à élever le prix et à raccourcir la durée des baux. [47]
- Chapitre VII.—Influence de la démocratie sur les salaires. [53]
- Chapitre VIII.—Influence de la démocratie sur la famille. [59]
- Chapitre IX.—Éducation des jeunes filles aux États-Unis. [71]
- Chapitre X.—Comment la jeune fille se retrouve sous les traits de l'épouse. [77]
- Chapitre XI.—Comment l'égalité des conditions contribue à maintenir les bonnes mœurs en Amérique. [83]
- Chapitre XII.—Comment les Américains comprennent l'égalité de l'homme et de la femme. [97]
- Chapitre XIII.—Comment l'égalité divise naturellement les Américains en une multitude de petites sociétés particulières. [105]
- Chapitre XIV.—Quelques réflexions sur les manières américaines. [109]
- Chapitre XV.—De la gravité des Américains, et qu'elle ne les empêche pas de faire souvent des choses inconsidérées. [117]
- Chapitre XVI.—Pourquoi la vanité nationale des Américains est plus inquiète et plus querelleuse que celle des Anglais. [125]
- Chapitre XVII.—Comment l'aspect de la société, aux États-Unis, est tout à la fois agité et monotone. [130]
- Chapitre XVIII.—De l'honneur aux États-Unis et dans les sociétés démocratiques. [137]
- Chapitre XIX.—Pourquoi on trouve aux États-Unis tant d'ambitieux et si peu de grandes ambitions. [162]
- Chapitre XX.—De l'industrie des places chez certaines nations démocratiques. [175]
- Chapitre XXI.—Pourquoi les grandes révolutions deviendront rares. [179]
- Chapitre XXII.—Pourquoi les peuples démocratiques désirent naturellement la paix, et les armées démocratiques naturellement la guerre. [205]
- Chapitre XXIII.—Quelle est, dans les armées démocratiques, la classe la plus démocratique et la plus révolutionnaire. [219]
- Chapitre XXIV.—Ce qui rend les armées démocratiques plus faibles que les autres armées en entrant en campagne, et plus redoutables quand la guerre se prolonge. [227]
- Chapitre XXV.—De la discipline dans les armées démocratiques. [237]
- Chapitre XXVI.—Quelques considérations sur la guerre dans les sociétés démocratiques. [241]
QUATRIÈME PARTIE.
De l'influence qu'exercent les idées et les sentiments démocratiques sur la société politique.
- Chapitre I.—L'égalité donne naturellement aux hommes le goût des institutions libres. [254]
- Chapitre II.—Que les idées des peuples démocratiques en matière de gouvernement sont naturellement favorables à la concentration des pouvoirs. [257]
- Chapitre III.—Que les sentiments des peuples démocratiques sont d'accord avec leurs idées pour les porter à concentrer le pouvoir. [265]
- Chapitre IV.—De quelques causes particulières et accidentelles qui achèvent de porter un peuple démocratique à centraliser le pouvoir ou qui l'en détournent. [273]
- Chapitre V.—Que parmi les nations européennes de nos jours, le pouvoir souverain s'accroît, quoique les souverains soient moins stables. [285]
- Chapitre VI.—Quelle espèce de despotisme les nations démocratiques ont à craindre. [309]
- Chapitre VII.—Suite des chapitres précédents. [321]
- Chapitre VIII.—Vue générale du sujet. [339]
- Notes. [347]
- Appendice. [361]
FIN DE LA TABLE.
Note 1: Pour sentir l'à-propos de cette dernière plaisanterie, il faut se rappeler que madame de Grignan était gouvernante de Provence.[Retour au texte principal]
Note 2: Si l'on vient à examiner de près et dans le détail les opinions principales qui dirigent ces hommes, l'analogie paraît plus frappante encore, et l'on s'étonne de retrouver parmi eux, aussi bien que parmi les membres les plus altiers d'une hiérarchie féodale, l'orgueil de la naissance, le respect pour les aïeux et les descendants, le mépris de l'inférieur, la crainte du contact, le goût de l'étiquette, des traditions et de l'antiquité.[Retour au texte principal]
Note 3: Les Américains n'ont point encore imaginé cependant, comme nous l'avons fait en France, d'enlever aux pères l'un des principaux éléments de la puissance, en leur ôtant la liberté de disposer après la mort de leurs biens. Aux États-Unis, la faculté de tester est illimitée.
En cela, comme dans presque tout le reste, il est facile de remarquer que, si la législation politique des Américains est beaucoup plus démocratique que la nôtre, notre législation civile est infiniment plus démocratique que la leur. Cela se conçoit sans peine.