Lord Henri Braddock, qui était venu à Bombay pour décider lui-même du sort du royaume d'Holkar, et qui avait appris le premier succès de Barclay, jugea qu'il était prudent d'arrêter le vainqueur, et fit proposer une entrevue au maharajah.

«Qu'il vienne dans mon camp!» répliqua le Malouin.

Mais il ne se montra pas exigeant sur les conditions de la paix, et, connaissant trop la lâcheté naturelle des pauvres Hindous pour avoir confiance dans l'avenir, il consentit à recevoir le titre d'allié de Sa Majesté Victoria, reine d'Angleterre, impératrice de l'Hindoustan, et se contenta d'une indemnité de vingt-cinq millions de roupies pour les frais de la guerre.

Après quoi, les deux armées étant revenues dans leurs quartiers, il fit son entrée dans Bhagavapour.

XXIX

Conclusion.

Je passe sous silence les fêtes et les réjouissances qui suivirent. Corcoran qui ne se faisait illusion sur rien, était dégoûté du pouvoir. Il n'avait vu autour de lui que trahison et lâcheté. Il résolut d'abdiquer.

«Seigneur maharajah, lui dit le fidèle Sougriva, ne nous abandonnez pas aux Anglais. On ne régénère pas un peuple en trois ou quatre ans.