«Tu vas rentrer avec moi à Bhagavapour,» dit Corcoran.
Cette proposition, à laquelle elle devait pourtant s'attendre, jeta Louison dans un grand embarras. Elle regarda par-dessus son épaule le grand tigre, qui considérait cette scène avec une morne tristesse.
Le pauvre garçon tremblait d'être abandonné.
Corcoran comprit le sens de ce regard.
«Et toi aussi, tu viendras, grand nigaud, dit-il.... Allons, c'est décidé, n'est-ce pas?»
Mais le grand tigre demeurait immobile et morne. Alors Louison s'approcha et miaula à son oreille quelques douces paroles, dont voici probablement le sens:
«Que crains-tu, ami chéri de mon coeur? Ne suis-je pas avec toi?»
Le tigre grogna ou plutôt rugit:
«C'est un piège. Je reconnais ce maharajah. C'est celui qui te gardait sous son toit pendant que je m'enrhumais dans le fossé, en te suppliant de revenir dans nos forêts. Chère Louison, crains ses discours enchanteurs.»
Ici Louison parut ébranlée.