—Obéis, dit le maharajah. Cela t'apprendra à ne plus recueillir les chiens galeux dans ta Frégate et à ne plus chercher des joujoux pour monsieur Zozo.»
Acajou obéit. Baber, délié, se jeta aussitôt aux pieds de Corcoran. Le maharajah le regarda d'un air sévère.
«Ce qu'Acajou vient de dire est-il vrai?» demanda-t-il.
Baber, qui n'avait pas compris un mot du récit d'Acajou, raconta de la même façon que le nègre ce qui était arrivé.
«C'est bien, dit le maharajah. Si je te dépose à terre, quel métier vas-tu faire pour vivre?
—Seigneur, répliqua Baber sans s'émouvoir, quel métier pourrais-je faire, excepté celui que j'ai déjà fait?
—C'est-à-dire que tu vas encore attendre les voyageurs au coin des bois.»
Baber fit un signe affirmatif.
«Tu sais, continua Corcoran, que si je te reprends dans l'exercice de ta profession, je te ferai pendre.
—Seigneur, on ne change pas de profession à mon âge. J'ai cinquante-cinq ans passés. Mais je ne demeurerai pas dans vos États, j'irai à Bombay, où je suis encore peu connu.