—N'était-il pas généreux?

—Oui, avec ceux qui le flattaient; mais la moitié de son peuple aurait crevé de faim devant la porte du palais sans qu'il fît autre chose pour ces pauvres diables que leur dire: «Dieu vous assiste!»

—Au moins tu m'avoueras qu'il était juste.

—Oui, quand il n'avait aucun intérêt à prendre le bien d'autrui. Moi qui vous parle, je l'ai vu couper des têtes après dîner pour son plaisir et pour la digestion.

—C'étaient sans doute des têtes de coquins qui l'avaient bien mérité.

—Probablement, à moins que ce ne fussent d'honnêtes gens dont le visage lui déplaisait. Et, tenez, voulez-vous connaître à fond le vieil Holkar? quel trésor vous a-t-il laissé en mourant?

—Quatre-vingt millions de roupies[2], outre les diamants et les pierreries.

Note 2: [(retour) ]

Trois cent vingt millions de francs.

—Eh bien, de bonne foi, croyez-vous qu'un roi qui se respecte doive être si riche?

—Peut-être était-il économe, dit Corcoran.