Il répliqua avec un gros rire:
—Certainement. Me prends-tu pour un niais?
Au même instant, Angéline et Michel se rapprochèrent de nous.
—Eh bien, demanda gaiement le père, as-tu consolé ce pauvre amoureux?
—J'ai essayé, du moins, de panser son cœur blessé, répondit Angéline.
—Et elle a si bien réussi, ajouta Michel, qu'on voudrait être blessé tous les jours pour être pansé par la main d'un pareil chirurgien.
—Puisqu'il en est ainsi, bonsoir, Michel! dit le père.
Et nous nous séparâmes,—Michel heureux et souriant, et moi, dévoré de jalousie.
Qu'avait-elle pu dire à Michel pour le consoler si vite, cette perfide Angéline?