Voyant ça, je fus indigné et je lui criai:

«Holà! hé! Ibrahim! Est-ce qu'ils sont tous faits comme toi dans le pays des Ouled-Ismaïl?»

Pitou me dit tranquillement:

«Tais-toi donc, Dumanet? Veux-tu avertir l'autre que nous sommes là?»

Quant à l'Arabe, il cria du haut de son arbre:

«Visez bien le gueux! et surtout lâchez de ne pas le manquer et de ne pas attraper mon pauvre bourricot! il m'a coûté cinq douros, le cher ami! cinq douros! cinq douros! cinq douros!»

Je crois qu'il pleurait dans le haut du chêne, mais je n'eus pas le temps d'aller voir.

Je dis à Pitou:

«Du train dont ils vont, le lion et le bourricot, nous allons les voir paraître dans trois minutes.