[1].—PAGE 341.

Me prends-tu pour un oncle du Gymnase?

VALENTIN.

Moi, grand Dieu! le ciel m'en préserve! Je vous tiens pour un oncle véritable, et, de plus, pour le meilleur des oncles. Croyez-moi, venez aux Champs-Élysées. Après un bon repas et une petite querelle, un tour de promenade au soleil fait grand bien. Venez, je vous conterai mes projets, je vous dirai toute ma pensée. Pendant que vous me gronderez, je plaiderai ma thèse; pendant que je parlerai, vous ferez de la morale, et c'est bien le diable s'il ne passe pas un beau cheval ou une jolie femme qui nous distraira tous les deux. Nous causerons sans nous écouter; c'est le meilleur moyen de s'entendre. Allons! venez.

FIN DE L'ACTE PREMIER.

[2].—PAGE 347.

Donnez-moi le bras. Restez, Cécile, attendez-nous.

CÉCILE, seule.

Un mort, grand Dieu! quel événement horrible! je voudrais voir, et je n'ose regarder.—Ah! ciel! c'est ce jeune homme que j'ai vu l'hiver passé au bal.—C'est le neveu de M. Van Buck. Serait-ce de lui que ma mère vient de me parler? Mais il n'est pas mort du tout.—Le voilà qui parle à maman, et qui vient par ici.—C'est bien étrange. Je ne me trompe pas; je le reconnais bien. Quel motif peut-il donc avoir pour ne pas vouloir qu'on le reconnaisse? Oh! je le saurai.

CÉCILE, LA BARONNE.