—Je vous dis que c'est un ami du baron. C'est un homme fort distingué que M. de la Bretonnière. Il est vrai qu'il a une campagne près de la vôtre, et qu'il va souvent chez une personne que vous connaissez probablement, une marquise, une comtesse, je ne sais plus son nom.
—Est-ce qu'il vous parle d'elle? Qu'est-ce que cela veut dire?
—Certainement, il nous parle d'elle. Il la voit tous les jours, pas vrai? Il a son couvert à sa table; elle s'appelle Vernage, ou quelque chose comme ça; on sait ce que c'est, entre nous soit dit, que les voisins et les voisines... Eh bien! qu'est-ce que vous avez donc?
—Peste soit du fat! dit Tristan, prenant la carte de la Bretonnière et la froissant entre ses doigts. Il faut que je lui dise son fait un de ces jours.
—Oh! oh! Berville, vous prenez feu, mon cher. La Vernage vous touche, je le vois. Eh bien! tenez, faisons l'échange. Votre confidence pour mon bracelet.
—Vous l'avez donc, ce bracelet?
—Vous l'aimez donc, cette marquise?
—Ne plaisantons pas. L'avez-vous?
—Non pas, je ne dis pas cela. Je vous répète que ma position...
—Belle position! Vous moquez-vous des gens? Quand vous iriez à l'Opéra, et quand vous seriez figurante à vingt sous par jour...