Au féminin, Chanoinesse.
- CHANOINE DE MONTE-A-REGRET. Condamné à mort.
- CHANTAGE, s. m. Industrie qui consiste à soutirer de l'argent à des personnes riches et vicieuses, en les menaçant de divulguer leurs turpitudes; ou seulement à des artistes dramatiques qui jouent plus ou moins bien, en les menaçant de les éreinter dans le journal dont on dispose.
- CHANTÉ (Être). Être dénoncé,—dans l'argot des voleurs.
- CHANTEAU, s. m. Morceau de pain ou d'autre chose,—dans l'argot du peuple.
- CHANTER, v. a. Parler,—dans l'argot du peuple, qui n'emploie ce verbe qu'en mauvaise part.
Faire chanter. Faire pleurer.
- CHANTER (Faire). Faire donner de l'argent à un homme riche qui possède un vice secret que l'on connaît, ou à un artiste dramatique qui tient à être loué dans un feuilleton.
L'expression est vieille comme le vice qu'elle représente.
- CHANTER LE CHANT DU DÉPART, v. a. Quitter une réunion, une compagnie d'amis,—dans l'argot des bohèmes.
- CHANTER POUILLE, v. n. Chercher querelle, dire des injures. Argot du peuple.
- CHANTEUR, s. m. Homme sans moralité qui prend en main la cause de la morale quand elle est outragée par des gens riches.
- CHANTEUR DE LA CHAPELLE SIXTINE, s. m. Homme qui, par vice de conformation ou par suite d'accident, pourrait être engagé en Orient en qualité de capi-agassi.
- CHAPARDER, v. a. Marauder,—dans l'argot des troupiers.
- CHAPARDEUR, s. m. Maraudeur.
- CHAPEAU EN BATAILLE, s. m. Dont les cornes tombent sur chaque oreille. Argot des officiers d'état-major.
Chapeau en colonne. Placé dans le sens contraire, c'est-à-dire dans la ligne du nez.
- CHAPELLE, s. f. Cabaret, buvette quelconque,—dans l'argot des ouvriers, dévots à Bacchus.
Faire ou Fêter des chapelles. Faire des stations chez tous les marchands de vin.
- CHAPI, s. m. Chapeau,—dans l'argot des faubouriens, dont les ancêtres ont dit chapel et chapin.
- CHAPITEAU, s. m. La tête,—sommet de la colonne-homme. Même argot.
- CHAPON, s. m. Morceau de pain frotté d'ail,—dans l'argot du peuple, qui en assaisonne toutes les salades.