On dit aussi, pour imposer silence à quelqu'un: Pose ta chique et fais le mort.
- CHIQUÉ (Être). Être fait, peint ou dessiné avec goût, avec esprit, avec chic.
- CHIQUE DE PAIN, s. f. Morceau de pain.
- CHIQUEMENT, adv. Avec chic.
- CHIQUER, v. a. Dessiner ou peindre avec plus d'adresse que de correction, avec plus de chic que de science véritable.
- CHIQUER, v. a. Battre, donner des coups,—dans l'argot des faubouriens, qui déchiquettent volontiers leurs adversaires, surtout lorsqu'ils ont une chique.
Se chiquer. Echanger des coups de poing et des coups de pied.
- CHIQUER, s. m. Manger.
- CHIQUETTE, s. f. Petit morceau.
- CHIQUETTE A CHIQUETTE, adv. Par petits morceaux.
C'est évidemment le même mot que chicot, qui a lui même pour racine le vieux mot français chice.
- CHIQUEUR, s. m. Mangeur, glouton.
- CHIQUEUR, s. m. Artiste qui fait de chic au lieu de faire d'après nature.
- CHIRURGIEN EN VIEUX, s. m. Savetier qui répare les vieux cuirs,—dans l'argot des faubouriens.
- CHOCAILLON, s. f. Ivrognesse, chiffonnière,—dans l'argot des bourgeois.
- CHOCNOSOFF, s. et adj. Brillant, élégant, beau, parfait,—dans l'argot des faubouriens et des rapins.
- CHOLÉRA, s. m. Viande malsaine, ou seulement de qualité inférieure,—dans l'argot des bouchers, qui disent cela depuis cinquante ans.
- CHOLETTE, s. f. Chopine de liquide,—dans l'argot des voleurs.
Double cholette. Litre.
- CHOPER, v. a. Attraper en courant,—dans l'argot des écoliers.
- CHOPER, v. a. Prendre, voler,—dans l'argot des voleurs.
Se faire choper. Se faire arrêter.
- CHOPIN, s. m. Objet volé; coup; affaire.