Coller au clou. Engager sa montre ou ses vêtements chez un commissionnaire au mont-de-piété.
Grand clou. Le Mont-de-piété de la rue des Blancs-Manteaux, dont tous les autres monts-de-piété ne sont que des succursales.
- CLOU, s. m. Prison,—dans l'argot des voleurs.
- CLOU, s. m. La salle de police,—dans l'argot des soldats, qui s'y font souvent accrocher par l'adjudant.
Coller au clou. Mettre un soldat à la salle de police.
- CLOUER LE BEC, v. a. Imposer silence à un importun, ou à un mauvais raisonneur,—dans l'argot du peuple.
On dit aussi River le clou.
- CLOUS, s. m. pl. Outils,—dans l'argot des graveurs sur bois, qui confondent sous ce nom les échoppes, les burins et les gouges.
- CLOUS DE GIROFLE, s. m. pl. Dents noires, avariées, esgrignées comme celles de Scarron.
- CO, s. m. Coq,—dans l'argot des paysans et des enfants.
- COCANGES, s. f. pl. Coquilles de noix avec lesquelles certains fripons font des dupes.
- COCANGEUR, s. m. Voleur qui a la spécialité des Cocanges et de la Roubignole.
- COCARDE, s. f. La tête,—dans l'argot du peuple.
Taper sur la cocarde. Se dit d'un vin trop généreux qui produit l'ivresse.
Avoir sa cocarde. Être en état d'ivresse.
- COCARDIER, s. m. Homme fanatique de son métier,—dans l'argot des troupiers.
- COCASSERIE, s. f. Saugrenuïté dite ou écrite, jouée ou peinte,—dans l'argot des artistes et des gens de lettres.
- COCHE, s. f. Femme adipeuse, massive, rougeaude,—dans l'argot du peuple, qui veut que la femme pour mériter ce nom, ressemble à une femme et non à une scrofa.
- COCHONAILLE, s. f. Charcuterie,—dans l'argot des ouvriers,—qui ne redoutent pas les trichines.