Grand condé. Préfet.
Petit condé. Maire.
Demi-condé. Adjoint.
Condé franc ou affranchi. Fonctionnaire qui se laisse corrompre.
Plus particulièrement: Faveur obtenue d'un geôlier ou d'un directeur.
- CONFÉRENCIER, s. m. Orateur en chambre, qui parle de tout sans souvent être payé pour cela.
Mot nouveau, profession nouvelle.
- CONFIRMER, v. a. Donner une paire de soufflets.
- CONFRÈRE DE LA LUNE, s. m. Galant homme qui a eu le tort d'épouser une femme galante,—dans l'argot du peuple, trop irrévérencieux envers le croissant de la chaste Diane.
- CONILLER, v. n. User de subterfuges pour échapper à un ennui ou à un danger, se cacher, disparaître, comme un lapin (cuniculus, conil) dans son trou. Argot du peuple.
- CONIR, v. n. Mourir.
- CONJUNGO, s. m. Mariage,—dans l'argot du peuple, qui a voulu faire allusion au premier mot du discours du prêtre aux mariés: Conjungo (je joins).
- CONNAISSANCE, s. f. Maîtresse,—dans l'argot des ouvriers, qui veulent connaître une fille avant de la prendre pour femme.
- CONNAÎTRE LE JOURNAL. Être au courant d'une chose; savoir à quoi s'en tenir sur quelqu'un. Argot des bourgeois.
Signifie aussi: Savoir de quoi se compose le dîner auquel on est invité.
- CONNAÎTRE LE NUMÉRO, v. a. Avoir de l'habileté, de l'expérience,—dans l'argot du peuple, qui ne se doute pas que l'expression a appartenu à l'argot des chevaliers d'industrie. «Les escrocs disent d'une personne qu'ils n'ont pu duper: Celui-là sait le numéro, il n'y a rien à faire.» (Les Numéros parisiens, 1788.)