- CROMPIRE, s. f. Pomme de terre,—dans l'argot du peuple, qui a emprunté ce mot à la Belgique.
- CROQUE-AU-SEL (A la), adv. Aussi simplement que possible,—au propre et au figuré.
- CROQUE-MORT, s. m. Employé des pompes funèbres,—dans l'argot sinistre du peuple.
- CROQUENEAUX, s. m. pl. Souliers,—dans l'argot des faubouriens, qui les font croquer quand ils sont neufs.
Croqueneaux verneaux. Souliers vernis.
- CROQUER, v. n. Faire crier les souliers en marchant,—dans l'argot des enfants et des ouvriers.
- CROQUER, v. a. Dessiner à la hâte,—dans l'argot des artistes.
- CROQUER LE MARMOT. Attendre en vain,—dans l'argot du peuple.
- CROQUET, s. m. Homme d'humeur cassante,—dans le même argot.
Être comme un croquet. Se fâcher sous le moindre prétexte.
- CROSSE, s. f. Avocat général, ministère public,—dans l'argot des voleurs.
Ils disent aussi Crosseur.
- CROSSER, v. n. Sonner,—dans le même argot.
Douze plombes crossent: il est midi ou minuit.
- CROSSER QUELQU'UN, v. a. Médire de lui avec violence, user ses crocs contre sa réputation,—ou jouer avec elle comme les enfants avec la pierre qu'ils chassent devant eux avec la crosse.
- CROSSEUR, s. m. Sonneur de cloches.
- CROTTE, s. f. Misère, abjection,—dans l'argot du peuple.
Tomber dans la crotte. Se ruiner, se déshonorer,—se salir l'âme et la conscience.