Faire la cuisine d'un journal. Être chargé de sa composition, c'est-à-dire de la distribution des matières qui doivent entrer dedans, en surveiller la mise en page, la correction des épreuves, etc.
- CUISINE A L'ALCOOL (Faire sa). Boire souvent de l'eau-de-vie,—dans l'argot du peuple.
- CUISINIER, s. m. Dénonciateur,—dans l'argot des prisons.
(V. Coqueur et Mouton.)
Signifie aussi Agent de police.
- CUISINIER, s. m. Avocat,—dans l'argot des voleurs, qui ont eu de fréquentes occasions de constater l'habileté avec laquelle leurs défenseurs savent arranger leur vie avariée, de façon à la rendre présentable à leurs juges.
- CUIT (Être), v. p. Être condamné,—dans le même argot.
- CUITE, s. f. Ivresse,—dans l'argot du peuple.
Avoir sa cuite ou une cuite. Être saoul.
- CUIVRE, s. m. Monnaie,—dans le même argot.
- CUIVRES, s. m. pl. Les instruments de cuivre, sax-horn, clairons, etc.,—dans l'argot des troupiers et des orphéonistes.
- CUL A FAUTEUIL, s. m. Académicien,—dans l'argot incongru des faubouriens.
Ils disent aussi Enfant de la fourchette, Mal choisi et Quarantier.
- CULBUTE, s. f. Pantalon,—dans l'argot des voleurs.
- CULBUTE, s. f. Faillite,—dans l'argot des bourgeois.
Faire la culbute. Faire banqueroute.