Se dégommer. S'entre-tuer.
- DÉGOMMER (Se), v. réfl. Vieillir, perdre de ses cheveux, de son élégance, de sa fraîcheur,—au propre et au figuré.
- DÉGOTTAGE, s. m. Action de surpasser quelqu'un en force ou en talent, en esprit ou en beauté. Argot des faubouriens.
Signifie aussi: Recherche couronnée de succès.
- DÉGOTTER, v. a. Surpasser, faire mieux ou pis; étonner, par sa force ou par son esprit, des gens malingres ou niais.
Signifie aussi: Trouver ce que l'on cherche.
- DÉGOULINER, v. n. Couler, tomber goutte à goutte des yeux et surtout de la bouche,—dans l'argot du peuple.
- DÉGOURDIR, v. a. Emanciper l'esprit ou les sens de quelqu'un,—dans le même argot.
Se dégourdir. Se débourrer, se débarrasser de ses allures gauches, de la timidité naturelle à la jeunesse.
Signifie aussi: S'amuser.
- DÉGOUTÉ (N'être pas). Prendre le meilleur morceau, choisir la plus jolie femme,—dans le même argot.
- DÉGRAISSER (Se). Maigrir,—dans l'argot du peuple.
- DÉGRAISSER UN HOMME, v. a. Le ruiner,—dans l'argot des petites dames, qui trouvent alors qu'il n'y a pas gras dans ses poches.
- DÉGRINGOLADE, s. f. Ruine, débâcle de fortune,—dans l'argot des bourgeois, témoins des croulements fréquents des parvenus d'aujourd'hui.
- DÉGROSSIR, v. a. Découper des viandes,—dans l'argot des francs-maçons.
- DÉGUEULAS, adj. Dégoûtant,—dans l'argot des faubouriens, qui disent cela à propos des gens et des choses.
- DÉGUEULER, v. a. et n. Avoir une indigestion,—dans l'argot du peuple.
- DÉGUEULIS, s. m. Résultat d'une indigestion.
- DÉGUI, s. m. Déguisement—dans l'argot des voleurs.
- DÉGUISER EN CERF (Se), v. réfl. Se retirer avec plus ou moins d'empressement,—dans l'argot des faubouriens.
- DÉJETÉ, adj. Individu mal fait, laid, maigre, dégingandé,—dans l'argot des ouvriers.
N'être pas trop déjeté. Être bien conservé.