E
- EAU BÉNITE DE CAVE, s. f. Vin,—dans l'argot du peuple, qui sait que tous les cabaretiers font concurrence à saint Jean-Baptiste.
- EAU DE BOUDIN, s. f. Chose illusoire.
Tourner en eau de boudin. Se dit d'une promesse qu'on ne tient pas, d'un héritage qui échappe, d'un projet qui avorte.
Ne serait-ce pas plutôt os de boudin? Car enfin à la rigueur, on peut trouver de l'eau dans un boudin, tandis qu'on n'y trouvera jamais d'os.
- EAU-FORTIER, s. m. Graveur.
- EAUX SONT BASSES (Les). N'avoir plus ou presque pas d'argent,—dans l'argot des bourgeois.
- ÉBASIR, v. a. Assassiner,—dans l'argot des prisons.
- ÉBAUBI, adj. et s. Étonné, émerveillé,—dans l'argot du peuple.
- ÉBERLUÉ, adj. Surpris, émerveillé, aveuglé par l'étonnement.
- ÉBOUFFER (S'), v. réfl. Rire aux éclats.
- ÉCACHER, v. a. Écraser en aplatissant.
On disait et on écrivait autrefois Esquacher.
- ÉCARBOUILLER, v. a. Écraser, aplatir, réduire en miettes, en escarbilles, ou plutôt en escarres.
On dit aussi Écrabouiller, et Escrabouiller.
- ÉCARTER DU FUSI, v. n. Envoyer, en parlant, une pluie de salive au visage de son interlocuteur.
On disait autrefois Écarter la dragée.