S'emplâtrer de quelqu'un. S'en embarrasser en s'en chargeant.
- EMPOIGNER, v. a. Critiquer vertement un livre,—dans l'argot des gens de lettres; Siffler un acteur ou une pièce,—dans l'argot des coulisses.
- EMPOIGNER (Se faire). Se faire arrêter par un agent de police.
- EMPORTAGE A LA CÔTELETTE, s. m. Variété de vol, dont Vidocq donne les détails. (V. Les Voleurs, page 108.)
- EMPORTER LE CHAT, v. a. Se mêler d'une chose que l'on ne connaît pas, et recevoir pour sa peine une injure, ou pis encore.—Argot du peuple.
- EMPORTER SES CLIQUES ET SES CLAQUES, v. a. Emporter ses outils, ses effets.
Signifie aussi Mourir.
- EMPORTEUR, s. m. Filou qui a pour spécialité de raccrocher des provinciaux sous un prétexte quelconque, et de les amener dans un estaminet borgne, où ils sont plumés par le bachotteur et la bête. (Voir à propos de ce mot, le volume de Vidocq.)
- EMPOTÉ, s. et adj. Paresseux, maladroit,—dans l'argot du peuple, qui trouve volontiers bêtes comme des pots tous les gens qui n'ont pas ses biceps et ses reins infatigables.
- EMPROSEUR, s. m. Lesbien,—dans l'argot des voleurs.
- EMPRUNTÉ, adj. Gauche, maladroit, timide,—dans l'argot des bourgeois.
- EMPRUNTER UN PAIN SUR LA FOURNÉE, v. a. Avoir un enfant d'une femme avant de l'avoir épousée,—dans l'argot du peuple, à qui ses boulangères font volontiers crédit.
- ÉMU (Être). Être gris à ne plus pouvoir parler ni marcher,—comme un homme à qui l'émotion enlèverait l'usage de la parole et des jambes.
On dit aussi Être légèrement ému.
- EN AVOIR PLEIN LE DOS. Être excessivement ennuyé de quelque chose ou par quelqu'un.—Argot du peuple.
- ENBOHÉMER (S'), v. réfl. Perdre sa jeunesse, son esprit et son argent dans les parlottes artistiques et littéraires.
- ENBONNETDECOTONNER (S'), v. réfl. Prendre des allures bourgeoises, mesquines, vulgaires. Argot des gens de lettres.
- ENCAGER, v. a. Emprisonner,—dans l'argot du peuple.
Il dit aussi Encoffrer.
- ENCAISSER UN SOUFFLET, v. a. Le recevoir sur la joue.—Même argot.
- ENCARRADE, s. f. Entrée,—dans l'argot des voleurs.
- ENCARRER, v. n. Entrer.
- ENCASQUER, v. n. Entrer quelque part ou dans quelque chose,—dans le même argot.
- ENCEINTRER, v. a. Mettre une femme dans une «position intéressante».
Le peuple, qui emploie ce verbe aujourd'hui, a dit autrefois Enceinturer.
- ENCENSOIR, s. m. Fressure d'animal,—dans l'argot des voleurs, qui ont probablement voulu faire allusion au plexus de graisse qui enveloppe cette partie.