- FENDRE L'ERGOT. S'enfuir,—dans l'argot du peuple, fidèle aux vieilles traditions.
On dit aussi, mais moins, Bander l'ergot.
- FENÊTRIÈRE, s. f. Fille qui fait le trottoir par sa fenêtre.
- FENOUSE, s. f. Prairie,—dans l'argot des voleurs.
- FER CHAUD, s. m. Le pyrosis,—dans l'argot du peuple, qui, ne connaissant pas le nom grec à donner à cette affection, emploie une expression fort simple et très caractéristique de la douleur cruelle qu'elle occasionne à l'estomac.
- FERLAMPIER, s. m. Homme à tout faire, excepté le bien,—dans l'argot des voleurs, qui ont emprunté là un des vieux mots du vocabulaire des honnêtes gens, en le dénaturant un peu.
- FERLAMPIER, s. m. Pauvre diable, misérable,—dans l'argot du peuple.
- FERLINGANTE, s. f. Verrerie, faïencerie,—dans l'argot des voleurs.
- FERME, s. f. Décor de fond, dans la composition duquel entre une charpente légère qui permet d'y établir des portes praticables. Argot des machinistes.
- FERMER, v. a. et n. Attacher solidement, rendre ferme,—dans l'argot des coulisses, où l'on emploie ce verbe à propos de décors.
- FERRÉ A GLACE (Être). Savoir parfaitement son métier ou sa leçon,—dans l'argot des bourgeois.
- FERS, s. m. pl. Le forceps,—dans l'argot du peuple, qui ne connaît pas le nom latin de l'instrument inventé par Palfyn.
- FERTANGE ou Fertille, s. f. Paille,—dans l'argot des voleurs.
- FERTILLIERS, s. m. pl. Blés,—les graminées fertiles par excellence.
- FESSE, s. f. Femme, moitié,—dans l'argot des faubouriens.
- FESSÉE, s. f. Correction paternelle ou maternelle comme celle dont Jean-Jacques Rousseau avait conservé un si agréable souvenir.
- FESSE-MATHIEU, s. m. Avare, usurier,—dans l'argot du peuple.
- FESSER, v. a. et n. Fouetter avec des verges ou avec la main les parties charnues que l'homme a le plus sensibles et sur lesquelles il ne manque jamais de tomber quand il glisse.
Le verbe est vieux. On trouve dans les Chansons de Gautier Garguille:
«Fessez, fessez, ce dist la mère,
La peau du cul revient toujours.»
Signifie aussi, par analogie au peu de durée de cette correction maternelle: Faire promptement une chose.
Fesser la messe. La dire promptement.
- FESSER LE CHAMPAGNE, v. n. Boire des bouteilles de vin de champagne,—dans l'argot des viveurs.
Du temps de Rabelais on disait Fouetter un verre.
- FESSES, s. f. pl. Grosses joues,—dans l'argot des faubouriens.
- FESSIER, s. m. Les nates,—dans l'argot du peuple, qui a l'honneur de parler comme Mathurin Régnier: