Se dit aussi pour Manquer de parole.
- FICELER, v. a. et n. Faire avec soin,—dans l'argot du peuple.
Signifie aussi: S'habiller correctement, «se tirer à quatre épingles».
- FICELLE, s. f. Secret de métier, procédé particulier pour arriver à tel ou tel résultat,—dans l'argot des artistes et des ouvriers.
- FICELLE, adj. et s. Malin, rusé, habile à se tirer d'affaire,—dans l'argot du peuple, qui a gardé le souvenir de la chanson de Cadet-Rousselle:
«Cadet Rousselle a trois garçons,
L'un est voleur, l'autre est fripon,
Le troisième est un peu ficelle...»
Cheval ficelle. Cheval qui «emballe» volontiers son monde,—dans l'argot des maquignons.
- FICELLES, s. f. pl. Ruses, imaginations pour tromper,—dans l'argot du peuple.
- FICELLES, s. f. pl. «Les procédés épuisés et les conventions classiques,»—dans l'argot des gens de lettres.
- FICELLIER, s. m. Homme rusé, retors, qui vit d'expédients.
- FICHAISE, s. f. Chose de peu d'importance,—dans l'argot des bourgeois, qui n'osent pas dire Foutaise.
- FICHANT, adj. Ennuyeux, désagréable,—en parlant des choses et des gens.
- FICHE DE CONSOLATION, s. f. Compensation, dédommagement.
- FICHER, v. n. Faire, convenir, importer.
Une remarque en passant: On écrit Ficher, mais on prononce Fiche, à l'infinitif.
- FICHER, v. a. Donner.
Signifie aussi: Appliquer, envoyer, jeter.