Les bourgeois disent, eux: Foncer à l'appointement.
- FONCER, v. n. Courir, s'abattre, se précipiter,—dans l'argot des écoliers.
- FONCER (Se). Commencer à se griser,—dans l'argot des ouvriers.
- FONDANT, s. m. Beurre,—dans l'argot des voyous.
- FOND D'ESTOMAC, s. m. Potage épais,—dans l'argot du peuple.
- FONDEMENT, s. m. Le podex,—dans l'argot des bourgeois, qui parlent comme écrivait Ambroise Paré.
- FONDRE, v. n. Maigrir.
- FONDRE LA CLOCHE. Terminer une affaire, en arriver à ce qu'elle a d'essentiel, de difficile.
Signifie aussi: Vendre une chose et s'en partager l'argent entre plusieurs.
- Fondrière, s. f. Poche,—dans l'argot des voleurs, qui ne craignent pas d'y descendre avec la main.
- FONDS (Être en). Avoir de l'argent dans son porte-monnaie.
Les fonds sont bas. N'avoir presque plus d'argent; être dans la gêne.
- FONFE. s. f. Tabatière,—dans le même argot.
On dit aussi Fonfière.
- FORCIR, v. n. Engraisser, devenir fort et grand,—dans l'argot des bourgeois, qui disent cela surtout à propos des enfants.
- FORMES, s. f. pl. Les parties saillantes du corps de la femme.
Dessiner ses formes. Se serrer dans son corset et à la taille, de façon à accuser davantage les reliefs naturels.
- FORT, adv. Étonnant, inouï, incroyable,—dans l'argot du peuple, qui dit cela à propos de tout ce qui lui semble amer ou difficile à avaler.