Et Racine un polisson!»
dit une épigramme du temps de la Restauration.
Père Ganache. Rôle de Cassandre,—dans l'argot des coulisses. On dit aussi Père Dindon.
- GANCE, s. f. Clique, bande,—dans l'argot des voleurs.
- GANDIN, s. m. Oisif riche qui passe son temps à se ruiner pour des drôlesses,—et qui n'y passe pas beaucoup de temps, ces demoiselles ayant un appétit d'enfer.
Le mot n'a qu'une dizaine d'années. Je ne sais plus qui l'a créé. Peut-être est-il né tout seul, par allusion aux gants luxueux que ces messieurs donnent à ces demoiselles, ou au boulevard de Gand (des Italiens) sur lequel ils promènent leur oisiveté. On a dit gant-jaune précédemment.
- GANDIN, s. m. Coup monté ou à monter,—dans l'argot des voleurs.
Hisser un gandin à quelqu'un. Tromper.
- GANDIN, s. m. Amorce, paroles fallaces,—dans l'argot des marchandes du Temple.
Monter un gandin. Raccrocher une pratique, forcer un passant à entrer pour acheter.
- GANDIN D'ALTÈQUE, s. m. Décoration honorifique quelconque,—dans l'argot des voleurs.
- GANDINE, s. f. La femelle du gandin,—un triste mâle et une triste femelle.
- GANDINERIE, s. f. Actions, habitudes de gandin. Peu usité.
- GANTER, v. a. et n. Convenir, agréer,—dans l'argot des bourgeois.
- GANTER, v. n. Payer plus ou moins généreusement,—dans l'argot des filles.