Sont aussitôt emportés par le vent!»
- AUTEUR, s. m. Père ou mère,—dans l'argot des faubouriens et des vaudevillistes.
- AUTEUR BEURRIER, s. m. Ecrivain dont les productions ne se vendent pas en livres, aux lecteurs, mais à la livre, à la fruitière ou à l'épicier, qui en enveloppent leurs produits.
- AUTOMÉDON, s. m. Cocher,—dans l'argot des académiciens et des vaudevillistes de l'école Scribe, qui se souviennent de l'écuyer d'Achille.
- AUTOR ET D'ACHAR (D'). Apocope d'Autorité et d'Acharnement, qu'on emploie,—dans l'argot des faubouriens,—pour signifier: Vivement, sans répliquer, en grande hâte.
- AUTRE PAIRE DE MANCHES (C'est une). C'est une autre affaire.
Expression populaire usitée dès le milieu du XVIIIe siècle.
- AUVERPIN, s. m. Auvergnat,—dans l'argot des faubouriens, qui donnent ce nom à tous les charbonniers et à tous les commissionnaires.
- AVALÉ LE PÉPIN (Avoir). Être enceinte,—par allusion à la fameuse pomme dans laquelle on prétend que notre mère Eve a mordu.
- AVALER DES COULEUVRES, v. a. Eprouver des déceptions; essuyer des mortifications. Argot du peuple.
- AVALER LE LURON, v. a. Communier,—dans l'argot des voleurs, qui appellent la sainte hostie le luron, sans doute après l'avoir appelée le Rond.
- AVALER SA CUILLER, v. a. Mourir,—dans l'argot des faubouriens.
On dit aussi Avaler sa fourchette, avaler sa gaffe et avaler sa langue.
- AVALER SON POUSSIN, v. a. Recevoir une réprimande, être congédié. Argot des peintres en bâtiment.
- AVALÉ UNE CHAISE PERCÉE (Avoir). Se dit dans l'argot des faubouriens,—à propos de quiconque a l'haleine homicide.
- AVALOIR, s. m., ou Avaloire, s. f. Le gosier,—dans l'argot des faubouriens, dont les pères ont chanté:
«Lorsque la cruelle Atropos
Aura tranché mon avaloire,
Qu'on dise une chanson à boire!»
- AVANTAGES, s. m. pl. La gorge des femmes,—dans l'argot des bourgeois.
- AVANT-COURRIER, s. m. Mèche anglaise à percer. Argot des voleurs.
- AVANT-SCÈNES, s. f. pl. La poitrine, lorsqu'elle fait un peu saillie en avant du buste,—dans l'argot des petites dames.