Faire des horreurs. Agir trop librement.
- HOSTO, s. m. Prison,—dans l'argot des ouvriers.
- HÔTEL DE LA MODESTIE, s. m. Hôtel garni, mauvaise auberge,—dans l'argot des faubouriens, qui savent que les locataires de ces maisons-là n'ont pas le droit de faire les fiers.
Ils disent aussi Être logé à l'enseigne des Haricots.
- HÔTEL DU RAT QUI PÈTE, s. m. Cabaret populacier,—dans l'argot des marbriers de cimetière.
- HOTTERIAU, s. m. Chiffonnier,—dans l'argot des faubouriens.
- HOUPE DENTELÉE, s. f. Lien de fraternité,—dans l'argot des francs-maçons.
- HOURVARI, s. m. Vacarme, dispute bruyante,—dans l'argot du peuple, qui a emprunté ce mot en l'altérant à l'argot des chasseurs. V. Boulvari.
- HOUSPILLER, v. a. Maltraiter quelqu'un par paroles ou par action.
- HUCHER, v. a. Appeler quelqu'un, crier après lui.
- HUGREMENT, adv. Beaucoup, victorieusement,—dans l'argot des faubouriens.
- HUILE, s. f. Vin,—dans l'argot du peuple, qui oint ses membres avec cette onctueuse liqueur.
Pomper les huiles. Boire avec excès.
- HUILE, s. f. Soupçon,—dans l'argot des voyous.
- HUILE BLONDE, s. f. Bière,—dans l'argot des étudiants, habitués des brasseries.
- HUILE DE BRAS, s. f. Vigueur physique, volonté de bien faire, qui remplace avantageusement l'huile pour graisser les ressorts de notre machine. Argot du peuple.
On dit aussi Huile de poignet.
- HUILE DE COTRET, s. f. Coups de bâton,—dans l'argot des ouvriers, qui, dans les jours gras, se plaisent à envoyer les nigauds chez les épiciers pour demander un litre de cette huile-là.
La plaisanterie et l'expression sortent du roman de Cervantès.
- HUILE DE MAINS, s. f. L'argent, qui vous glisse toujours entre les doigts,—dans l'argot du peuple, plagiaire involontaire des voyous anglais: Oil of palms disent ces derniers.
- HUIT, s. m. Entrechat,—dans l'argot des troupiers.