- BAC, s. m. Apocope de Baccarat,—dans l'argot des petites dames.
Tailler un petit bac. Faire une partie de baccarat.
- BACCHANAL, s. m. Vacarme, tapage fait le plus souvent dans les cabarets, lieux consacrés à Bacchus. Argot du peuple.
- BACCON, s. m Porc,—dans l'argot des voleurs. Bacon, lard, dans le vieux langage.
- BACHASSE, s. f. Travaux forcés. Même argot.
- BACHELIÈRE, s. f. Femme du quartier latin, juste assez savante pour conduire un bachot en Seine—et non en Sorbonne.
- BACHOT, s. m. Apocope de Baccalauréat,—dans l'argot des collégiens.
- BACHOTIER, s. m. Préparateur au baccalauréat.
- BACHOTTER, v. n. Parier pour ou contre un joueur. Argot des grecs.
On dit aussi Faire les bâches.
- BACHOTTEUR, s. m. Filou «chargé du deuxième rôle dans une partie jouée ordinairement au billard. C'est lui qui arrange la partie, qui tient les enjeux et va chercher de l'argent lorsque la dupe, après avoir vidé ses poches, a perdu sur parole».
V. Bête et Emporteur.
- BACLER, v. a. Fermer,—dans l'argot des voleurs, qui se servent là d'un vieux mot de la langue des honnêtes gens.
On dit aussi Boucler.
- BADIGEON, s. m. Maquillage du visage,—dans l'argot du peuple.
- BADIGEONNER (Se), v. réfl. Se maquiller pour paraître plus jeune.
- BADIGOINCES, s. f. pl. Les lèvres, la bouche,—dans l'argot du peuple qui a eu l'honneur de prêter ce mot à Rabelais.
Jouer des badigoinces. Manger ou boire.