- JUS, s. m. Profit, bénéfice que rend une affaire.
- JUS DE BÂTON, s. m. Coup de bâton.
- JUS D'ÉCHALAS, s. m. Vin.
- JUS DE RÉGLISSE, s. m. Nègre ou mulâtre.
- JUSQU'À PLUS SOIF, adv. A l'excès, extrêmement,—dans l'argot des faubouriens, qui disent cela à propos de tout.
- JUSTE, s. f. La Cour d'assises,—dans l'argot des voleurs, qui s'étrangleraient sans doute à prononcer le mot tout entier, qui est Justice.
- JUSTE MILIEU, s. m. Député conservateur quand même, ami quand même du gouvernement régnant. Argot des journalistes libéraux.
On dit aussi Centrier.
- JUSTE-MILIEU, s. m. L'endroit consacré par la jurisprudence du Palais-Royal comme cible aux coups de pied classiques et aux plaisanteries populaires.
- JUTEUX, EUSE, adj. qui donne de grands bénéfices, qui rend un grand profit, qui a du jus enfin.
K
- KIF-KIF, adv. Ric-à-ric,—dans l'argot des faubouriens qui ont servi dans l'armée d'Afrique.
- KINSERLICK, s. m. Autrichien,—dans l'argot des troupiers, qui ont entendu parler des Impériaux (die Kaiserlichen) battus par leurs pères, les soldats de la Grande Armée.
On dit aussi et mieux Kaiserlick.
- KLEBJER, v. n. Manger,—dans l'argot des marbriers de cimetière, qui parlent russe (kleb, pain) sans le savoir.
Ils disent aussi Tortorer.
- KOKSNOFF, adj. Elégant, beau, brillant, chocnosoff,—dans l'argot des bohèmes et des rapins.
- KOLBAC, s. m. Coiffure généralement quelconque,—dans l'argot des faubouriens.
- KRAPSER, v. a. Tuer,—dans l'argot des faubouriens qui ont fait la guerre d'Orient.
Signifie aussi mourir.