- LORETTE, s. f. Fille ou femme qui ne vit pas pour aimer, mais au contraire, aime pour vivre.
Le mot a une vingtaine d'années (1840), et il appartient à Nestor Roqueplan, qui a par un hypallage audacieux, ainsi baptisé ces drôlesses du nom de leur quartier de prédilection,—le quartier Notre-Dame-de-Lorette.
- LORGNE, s. m. Borgne,—dans l'argot des voleurs.
Ils disent aussi Lorgne-bè.
- LORGUE, s. m. As,—dans le même argot.
- LOUBION, s. m. Bonnet d'homme ou de femme,—dans le même argot.
- LOUBIONNIER, s. m. Bonnetier.
- LOUCHE, s. f. Cuiller à potage,—dans l'argot du peuple.
Un mot provincial acclimaté maintenant à Paris.
- LOUCHE, adj. Douteux, équivoque.
- LOUCHÉE, s. f. Cuillerée,—dans l'argot des voleurs.
- LOUCHER (Faire). Donner envie; exciter la convoitise,—dans l'argot du peuple, où l'on emploie souvent cette expression ironique pour refuser quelque chose.
- LOUCHER DE LA JAMBE, v. n. Boîter.
Loucher de l'épaule. Être bossu.
Loucher de la bouche. Avoir le sourire faux.
- LOUCHES, s. f. pl. Les mains,—dans l'argot des voleurs, qui ne savent pas prendre franchement, honnêtement, et en en demandant la permission.
- LOUCHON, s. m. Individu affligé de strabisme,—dans l'argot du peuple.
- LOUFIAT, s. m. Voyou, homme crapuleux,—dans l'argot des faubouriens.
- LOUIS D'OR, s. m. Insurgé de Romilly,—dans l'argot facétieux des faubouriens, qui entendent dire depuis si longtemps et qui répètent eux-mêmes si volontiers que marcher dedans c'est signe d'argent.