- BAMBOCHE, s. f. Plaisanterie; chose de peu de valeur.
Dire des bamboches. S'amuser à dire des contes bleus aux hommes et des contes roses aux femmes.
- BAMBOCHEUR, s. m. Fainéant; ivrogne; débauché.
On dit aussi: Bambochineur.
- BANBAN, s. des deux g. Boiteux, bancal,—dans l'argot des bourgeois, qui emploient principalement cette onomatopée à propos d'une femme.
- BANC, s. m. Lit de camp,—dans l'argot des forçats.
- BANCAL, adj. Qui a une jambe plus courte que l'autre. Argot du peuple.
- BANCAL, s. m. Sabre de cavalerie,—dans l'argot des troupiers.
- BANCO! Exclamation de l'argot des joueurs de lansquenet qui signifie: Je tiens!
Faire banco. Tenir les enjeux.
- BANCROCHE, s. et adj. Qui a les jambes torses.
- BANDE D'AIR, s. f. Frise peinte en bleu pour figurer le ciel. Argot des coulisses.
- BANDER LA CAISSE, v. a. S'en aller, s'enfuir.
- BANNETTE, s. f. Tablier,—dans l'argot des faubouriens, qui ont emprunté ce mot au patois lorrain.
- BANNIÈRE (Être en). Être en chemise, dans le simple appareil d'une dame ou d'un monsieur qu'on arrache au sommeil.
- BANQUE, s. f. Paye,—dans l'argot des typographes.
- BANQUE, s. f. Escroquerie, ou seulement mensonge afin de tromper,—dans l'argot du peuple, qui connaît son Robert Macaire par cœur.
Faire une banque. Imaginer un expédient—d'une honnêteté douteuse—pour gagner de l'argent.
- BANQUE, s. f. Tout le monde des saltimbanques, des banquistes.
TRUC DE BANQUE! Mot de passe et de ralliement qui sert d'entrée gratuite aux artistes forains dans les baraques de leurs confrères. On les dispense de donner à la quête faite par les banquistes d'une autre spécialité que la leur.