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- MAC, s. m. Apocope de Maquereau,—dans l'argot des faubouriens.
- MACACHE, adj. Mauvais, détestable,—dans l'argot des ouvriers qui ont été troupiers en Algérie.
On emploie ordinairement ce mot avec bono:
Macache-bono. Ce n'est pas bon, cela ne vaut rien.
Signifie aussi Zut!
- MACADAM, s. m. Boue épaisse et jaune due à l'ingénieur anglais Mac Adam.
- MACADAM, s. f. Boisson sucrée qui ressemble un peu comme couleur à la boue des boulevards macadamisés.
- MACADAMISER, v. a. Empierrer les voies publiques d'après le système de Mac Adam.
- MACAIRE, s. m. Escroc; agent d'affaires véreuses; saltimbanque,—dans l'argot du peuple, qui a conservé le souvenir du type créé par Frédérick-Lemaître au théâtre et par Daumier au Charrivari.
On dit aussi Robert-Macaire.
- MACARON, s. m. Huissier,—dans l'argot des voyous. Traître,—dans l'argot des voleurs.
- MACARONER, v. a. et n. Agir en traître.
- MACCHABÉE, s. m. Cadavre,—dans l'argot du peuple, qui fait allusion, sans s'en douter, aux sept martyrs chrétiens.
Mauvais macchabée. Mort de dernière classe, ou individu trop gros et trop grand qu'on est forcé de tasser,—dans l'argot des employés des pompes funèbres.
- MAC-FARLANE, s. m. Paletot sans manche,—dans l'argot des gandins et des tailleurs.
- MÂCHER DE HAUT, v. a. Manger sans appétit,—dans l'argot des bourgeois.
- MÂCHER LES MORCEAUX, v. a. Préparer un travail, faire le plus difficile d'une besogne qu'un autre achèvera. Argot du peuple.
- MACHER LES MOTS, v. a. Choisir les expressions les plus chastes, les moins blessantes.