Le Petit Mont. Le commissionnaire au Mont-de-Piété.
- MONTAGNARD, s. m. Cheval de renfort destiné à être mis en flèche aux omnibus pour les montées difficiles.
- MONTAGNARD, s. m. Beignet au centre duquel est un peu de confitures de groseilles.
L'expression date de 1848: elle a été appliquée à cette sorte de beignet, par les Associations de cuisiniers, et n'a pas plus duré qu'elles.
- MONTANT, s. m. Forte saveur; relief bien accusé.
Se dit à propos des choses et des personnes. Une phrase a du montant quand elle est énergique. Une femme a du montant quand elle a du cynisme.
- MONTANT, s. m. Pantalon,—dans l'argot des voleurs.
- MONTANTE, s. f. Echelle,—dans le même argot.
- MONTER, v. n. S'emporter, se mettre en colère,—dans l'argot du peuple.
Faire monter quelqu'un. L'exaspérer, l'agacer.
- MONTER A L'ARBRE, v. n. Être le jouet innocent de quelques farceurs qui font pour vous, homme, ce que d'autres farceurs font pour Martin, ours, au Jardin des Plantes,—sans réfléchir que, furieux d'être ainsi joué, vous pouvez leur casser les reins d'un coup de griffe.
On dit aussi Monter à l'échelle.
- MONTER EN GRAINE, v. n. Vieillir,—dans l'argot des bourgeois, qui disent cela surtout à propos des filles destinées à coiffer sainte Catherine.
- MONTER LA TÊTE (Se), v. réfl. Se donner un courage factice, soit en buvant, soit en se répétant les outrages qu'on a subis et dont on veut tirer raison. Argot du peuple.
- MONTER LE COUP (Se), v. réfl. Se faire des illusions à propos de quelqu'un ou de quelque chose; s'attendre à une félicité improbable ou à une fortune impossible.