Se dit aussi de quelqu'un malpropre d'habits ou de discours.
- MORCEAU HONTEUX, s. m. Le dernier morceau d'un plat,—dans l'argot des bourgeois, qui n'osent pas y toucher, malgré les sollicitations de leur appétit, parce que la «civilité puérile et honnête» le leur défend.
- MORDANTE, s. f. Scie, lime,—dans l'argot des voleurs.
- MORDRE (Ne pas), v. n. Être sans force, sans esprit, sans beauté,—dans l'argot des faubouriens et des filles.
On dit aussi, en employant la même ironie: N'être pas méchant.
- MORDRE (Se faire). Se faire reprendre, réprimander, humilier, battre,—dans l'argot du peuple.
- MORFE, s. f. Repas,—dans l'argot des voleurs, qui ont emprunté ce mot et ses dérivés à la vieille langue des honnêtes gens.
- MORFIAILLER, v. n. Manger,—dans le même argot, plagiaire de la bonne langue: «Là, là, là, c'est morfiaillé, cela!» dit Rabelais au Propos des beuveurs.
On dit aussi Morfer, Morfier et Morfiller.
- MORFIANTE, s. f. Assiette.
On dit aussi Limonade.
- MORFILLER LE DARDANT (Se). Se faire du mauvais sang, se manger le cœur.
- MORGANE, s. f. Sel,—dans le même argot.
Flouant de la morgane. Escroquerie commise au moyen d'un paquet de sel et d'un mal de dents supposé.
- MORGANER, v. a. Mordre,—dans le même argot.