- NICHÉE, s. f. Réunion d'enfants de la même famille,—dans l'argot du peuple.
- NICHER, v. n. Demeurer, habiter quelque part.
Se nicher. Se placer.
- NICHET, s. m. Œuf de plâtre qu'on met dans un nid pour que les poules y viennent pondre.
- NICHONNETTE, s. f. Drôlesse à la mode, coiffée à la chien. Argot de gens de lettres.
- NICHONS, s. m. pl. Seins,—dans l'argot des enfants.
- NICODÈME, s. m. Niais, imbécile. Argot du peuple.
- NICOLAS-J'-T'EMBROUILLE! Exclamation de défi,—dans l'argot des écoliers.
- NID A PUNAISES, s. m. Chambre d'hôtel garni,—dans l'argot du peuple.
- NID D'HIRONDELLE, s. m. Chapeau d'homme, rond et à bords imperceptibles, tel enfin que les élégants le portent aujourd'hui, ou l'ont porté hier.
- NIÈRE, s. m. Individu quelconque,—dans l'argot des voleurs.
Bon nière. Bon vivant, bon enfant.
Mon nière bobèchon. Moi.
- NIGAUDINOS, s. m. Imbécile, nigaud,—dans l'argot du peuple, qui se souvient du Pied de Moutonde Martainville.
- NIGUEDOUILLE, s. m. Imbécile, nigaud,—dans l'argot des faubouriens.
C'est une des formes du vieux mot français niau,—le nidasius de la basse latinité,—dont nous avons fait niais. Gniolle—qu'on devrait écrire niolle, mais que j'ai écrit comme on le prononce a la même racine.
- N, I, NI, C'EST FINI! Formule qu'on emploie—dans l'argot des grisettes et du peuple—pour faire mieux comprendre l'irrévocabilité d'une rupture, l'irrémédiabilité d'un dénouement, en amour, en amitié ou en affaires.
- NINI. Diminutif caressant d'Eugénie.
On dit aussi Niniche.
- NIOLE, s. m. Chapeau d'occasion,—dans l'argot des marchandes du Temple.
- NIOLEUR, s. m. Chapelier.
- NIORTE, s. f. Viande,—dans l'argot des voleurs.
- NIQUE DE MÈCHE (Être). Sans aucune complicité,—dans le même argot.
- NISCO! interj. Rien, zéro, néant,—dans l'argot des faubouriens.