- OURLER LE BEQ, v. a. Terminer sa besogne,—dans l'argot des graveurs sur bois.
- OURS, s. m. Vaudeville, drame ou comédie qui brille par l'absence d'intérêt, de style, d'esprit et d'imagination, et qu'un directeur de théâtre bien avisé ne joue que lorsqu'il ne peut pas faire autrement,—comme autrefois, aux cirques de Rome on ne faisait combattre les ours que lorsqu'il n'y avait ni lions, ni tigres, ni éléphants.
On le dit aussi d'un mauvais article ou d'un livre médiocre.
- OURS, s. m. Ouvrier imprimeur,—dans l'argot des typographes.
- OURS, s. m. La salle de police,—dans l'argot des soldats.
- OURSON, s. m. Bonnet de grenadier,—dans l'argot des gardes nationaux.
- OUTIL DE BESOIN, s. m. Souteneur de carton,—dans l'argot des filles.
- OUTILS, s. m. pl. Ustensiles de table, en général,—dans l'argot des francs-maçons.
- OUTU, adj. Ruiné, perdu, atteint de la maladie mortelle,—dans l'argot des bourgeois désireux de ménager la chèvre de la décence et le chou de la vérité.
Il y a longtemps qu'ils parlent ainsi, frisant la gaillardise et défrisant l'orthographe. On trouve dans les Contes d'Eutrapel: «Et bien, dit-elle, soit! Ce qui est faict est faict, il n'y a point de remède, qui est outu est outu (quelques docteurs disent qu'elle adjoucta une F).»
- OUVRAGE, s. m. L'engrais humain, à l'état liquide,—dans l'argot des faubouriens.
Tomber dans l'ouvrage. Se laisser choir dans la fosse commune d'une maison.
- OUVRAGE, s. m. Vol,—dans l'argot des prisons.
- OUVRIER, s. m. Voleur,—dans le même argot.
- OUVRIR SA TABATIÈRE, v. a. Crepitare sournoisement, sans bruit, mais non sans inconvénient,—dans l'argot du peuple, qui, en parlant de cet inconvénient, ajoute: Drôle de prise! [ 336]
P
- PACANT, s. m. Paysan,—dans l'argot des voleurs.