- PAPE, s. m. Imbécile,—dans l'argot des faubouriens.
- PAPE COLAS, s. m. Homme qui aime à prendre ses aises, à se prélasser,—dans l'argot du peuple.
- PAPELARD, s. m. Papier,—dans l'argot des voleurs, qui ont voulu coudre une désinence de fantaisie au papel espagnol.
- PAPIER JOSEPH, s. m. Billet de banque,—dans l'argot du peuple.
On dit aussi Papier de soie.
- PAPIER PUBLIC, s. m. Journal,—dans l'argot des paysans de la banlieue.
- PAPILLON, s. m. Blanchisseur,—dans l'argot des voleurs, qui ont transporté à la profession l'épithète qui conviendrait à l'objet de la profession, les serviettes séchant au soleil et battues par le vent dans les prés ressemblant assez, de loin, à de grands lépidoptères blancs.
- PAPILLONNE, s. f. Amour du changement, ou plutôt Changement d'amour,—dans l'argot des fouriéristes.
On dit aussi Alternante.
- PAPILLONNER, v. n. Aller de belle en belle, comme le papillon de fleur en fleur,—dans l'argot du peuple.
Il y a près de deux siècles que le mot est en circulation. On connaît le mot de madame Deshoulières à propos de mademoiselle d'Ussel, fille de Vauban: «Elle papillonne toujours, et rien ne la corrige.» Fourier n'a inventé ni le nom ni la chose.
- PAPILLOTES, s. f. pl. Billets de banque,—dans lesquels les gens aussi riches que galants enveloppent les dragées qu'ils offrent aux petites dames.
- PAPOTAGE, s. m. Causerie familière; bavardage d'enfants ou d'amoureux. Argot des gens de lettres.
- PAPOTER, v. n. Babiller comme font les amoureux et les enfants, en disant des riens.
- PAQUEMON, s. m. Paquet ou ballot,—dans l'argot des voleurs.
On dit aussi Paquecin.
- PAQUET, s. m. Compte,—dans l'argot du peuple.
Avoir son paquet. Être complètement ivre.