- PITROU, s. m. Pistolet, fusil,—dans le même argot.
- PITUITER, v. d. Médire, faire des indiscrétions, bavarder. Argot des faubouriens.
- PIVERT, s. m. Scie faite d'un ressort de montre,—dans l'argot des voleurs.
- PIVOINER, v. n. Rougir,—dans l'argot du peuple.
- PIVOIS ou PIVE, s. m. Vin,—dans l'argot des voleurs, qui l'appellent ainsi peut-être parce qu'il est rouge comme une pivoine, ou parce qu'il est poivré comme l'eau-de-vie qu'ils boivent dans leurs cabarets infects. En tout cas, avant de leur appartenir, ce mot a appartenu au peuple, qui le réclamera un de ces jours.
Pivois maquillé. Vin frelaté.
Pivois de Blanchimont. Vin blanc.
On dit aussi Pivois savonné.
Pivois citron. Vinaigre.
- PIVOT, s. m. Plume,—dans le même argot.
- PLACARDE, s. f. La place où se font les exécutions,—dans le même argot.
Avant 1830, c'était la place de Grève; sous Louis-Philippe, ç'a été la barrière Saint-Jacques; depuis une douzaine d'années, c'est devant la prison de la Roquette.
On dit aussi Placarde au quart d'œil.
- PLACE, s. f. Chambre meublée ou non,—dans l'argot des ouvriers qui ont été travailler en Belgique.
A Bruxelles, en effet, une chambre seule est une place; deux chambres sont un quartier. (V. ce mot.)